F.A.Q

Parole et silence ne sont pas opposés comme le sont l’ombre et la lumière. L’enchaînement de ces temps de parole de Dieu et de ces temps de silence constituent un chemin, comme des traces de pas sur le chemin

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Parole     silence   parole     silence   parole   silence   

Le silence n’est pas l’absence. Une crise nous fait souffrir, mais elle peut aussi nous transformer.

Dans le Psaume 42 au verset 12, le psalmiste dialogue avec Dieu et avec son âme (donc avec son être entier). Le psalmiste pense que Dieu l’a oublié et il doit endurer les sarcasmes de ses adversaires. Pour ses adversaires, la défaite et l’exil d’Israël sont la preuve que Dieu n’existe pas. En réponse, le psalmiste se souvient de sa joie au temple. Nous aussi nous pouvons nous souvenir des bienfaits de Dieu dans notre vie.

Les deux premiers refrains du Psaume 42 ressemblent à la « méthode Coué » : on a l’impression que le psalmiste ne croit pas vraiment à ce qu’il écrit. Dans le troisième refrain il a repris confiance. Sa détresse n’est pas niée, mais surmontée par la foi et l’espérance. Pourtant, il n’a pas de réponse à ses questions. Quand on fait face au silence de Dieu, on a l’impression de traverser un désert et la marche est difficile. On peut avoir des difficultés à prier, alors qu’on aurait besoin de ce face à face avec Dieu. D’où l’importance de prendre l’habitude de prier, d’avoir cette discipline spirituelle quand on n’est pas en crise. Pour cela, on peut s’aider de livres de prière, comme par exemple « Vivre l’Evangile au quotidien ».

Le silence est un défi à la raison de l’homme. Le silence nous met à notre place d’être humain et re-place Dieu à sa place : il est Dieu.

Même Jésus a connu le silence de Dieu quand il prie à la Croix. Mais ce silence de Dieu n’est pas absence de Dieu. L’acceptation du silence de Dieu ne veut pas dire résignation. La nuit n’est pas ténèbre, le silence n’est pas abandon.

Le silence produit une transformation de l’image que l’on se fait de Dieu. Il est bon d’attendre en silence le secours de Dieu (Lamentations 3, verset 26). Dieu ne se réduit pas à l’image que l’on s’en fait. Ainsi Elie évoque toujours Dieu comme l’Eternel, Seigneur des Armées. Mais quand il est au désert, l’Eternel se révèle à lui sous la forme d’un murmure doux et léger.

Le silence est une occasion de croissance. Ce qui compte, c’est notre réaction aux évènements douloureux. Avec l’acceptation, nous passons de l’attitude « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » à « je m’abandonne entre tes mains » (Psaume 22, verset 25).

Dans ce lieu de solitude, le rôle de la communauté est de nous faire voir les fleurs en plein désert. De plus, la prière, le conseil, l’accompagnement en église permettent d’authentifier des paroles qu’on pense avoir entendu de Dieu, pour ne pas être dans l’autosuggestion.

Les déserts dans nos vies sont des bénédictions de Dieu qui nous affermissent, fortifient notre foi. Ce sont des passages vers la terre promise (2 Corinthiens 12, versets 8 et 9). Expérimenter notre fragilité nous rappelle nos limites et ainsi nous rend véritablement humains.

Quand Dieu se tait, puisons avec persévérance dans les promesses de sa Parole, la Bible (Hébreux 10, versets 23 et 24).

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