L'ASSEMBLEE

Ce dimanche de Pâques, nous étions invités en Eglise à poser un geste de vie en 4 étapes.


1. Nous approprier un petit vase rempli de terreau. Il symbolise notre tombeau, vers lequel nous sommes appelés à aller.
2. Prier pour que Dieu nous révèle ce qui en nous est bloqué, ce qui a besoin d’être visité, puis l’écrire sur un petit papier et enterrer ce petit papier au fond du vase. Ce geste symbolise notre engagement à aller au fond des choses et aussi notre impossibilité à toucher ce qui est au fond de nous. C’est un geste conjoint de mise en marche et d’abandon confiant en Dieu.
3. Semer 3 graines de fleurs, prier et arroser. Ce geste symbolise notre confiance en la vie que Dieu déploie et fait lever sur ce qui est mort. Nous sommes invités à prendre soin de cette vie fragile et précieuse.
4. Témoigner. Sans surenchère, sans dévalorisation, en simplicité et en vérité. Quelles résonnances ce qui se passe dans ce petit vase trouvent-elles en moi ou au-delà de moi ? Qu’est-ce que Dieu est en train de faire ?


Conjointement à ce geste, nous sommes invités à méditer lors des 50 jours qui séparent Pâques de Pentecôte en nous appuyant sur le petit manuel de la guérison intérieure, écrit par Anselm Grün.
La méditation de ce vendredi s’intitule « L’éveil à la réalité » à partir des versets d’Actes 2.23 & 24


« Cet homme, livré selon les décisions arrêtées dans la prescience de Dieu, vous l’avez supprimé en le faisant crucifier par des sans-loi. Dieu l’a relevé en le délivrant des douleurs de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il soit retenu par elle. » (traduction NBS)


On peut regarder le livre des Actes des apôtres comme le livre de la résurrection des apôtres. Alors que la mort du Christ, infiniment douloureuse, marquait la dispersion des apôtres, la résurrection du Christ bientôt accompagnée de l'envoi de l'Esprit marquera le rassemblement des apôtres. Ils font d’une manière toute particulière l’expérience de Dieu et s’éveillent à la vie nouvelle, à la réalité de la résurrection.

Anselm Grün invite : « Croire à l’éveil de Jésus signifie demander à Dieu qu’il veuille bien nous sortir du sommeil, nous ouvrir les yeux afin que nous prenions conscience de la réalité […] essaie de vivre chaque journée complètement éveillée. Surveille à quel moment tu te réfugies dans l’illusion ou le sommeil. Ouvre les yeux et regarde la réalité en face. Lève-toi, vis debout et ressuscite. »


Ce matin, c’était chez nous un mélange d’émerveillement et de pleurs. Dimanche, nous avons prié, enterré, semé, arrosé et. Et ce matin, des plantules ont émergé de 4 des 5 pots, mais le 5ème ne présente pas de signe visible de vie. Un mélange d’inquiétude et de tristesse fuse chez l’un de nos enfants : « papa, il y a trop d’eau dans mon pot, les graines se sont noyées !». J’entends cette souffrance qui me semble liée à la comparaison : pourquoi la vie jaillit dans les autres vases alors que rien ne jaillit dans mon vase ? et le besoin d’en trouver une explication et un responsable : quelqu’un a versé trop d’eau !

Cela m’interpelle : Quel sens donnons-nous aux épreuves qui nous atteignent ? Peut-être avons-nous tendance à nous comparer aux autres, à nous lamenter sur notre vase vide, noyé ou aride, alors que nos yeux louchent sur ceux des autres qui foisonnent de vie. Notre plainte incrimine alors Dieu de manière plus ou moins consciente : cette injustice n’est-elle pas l’œuvre d’un Dieu lui-même injuste ?

L’épître de Jacques nous donne un autre son de cloche :


Que personne, lorsqu’il est mis à l’épreuve, ne dise : « C’est Dieu qui me met à l’épreuve. » Car Dieu ne peut être mis à l’épreuve par le mal, et lui-même ne met personne à l’épreuve. Mais chacun est mis à l’épreuve par son propre désir, qui l’attire et le séduit » Jacques 1.13-14, traduction NBS


Le renversement est complet. Et si en fait la souffrance venait de mon propre désire qui m’attire et qui me séduit et que Dieu choisit de ne pas satisfaire ? Peut-être mon impatience narcissique (ça ne lève pas assez vite, je veux être le premier), mon envie - jalousie (il m’est insupportable que les autres aient quelque chose que je n’ai pas), mon orgueil – toute puissance (je ne peux envisager que le succès, jamais l’échec), mes peurs profondes (de toute façon, ça ne lèvera jamais avec moi) ou mon intransigeance colérique (tu vas lever toi, arrête de faire le malin !)…


Au-delà de nos désirs parfois bien injustes, ayons l’assurance que Dieu saura nous interpeller tout au long de ce chemin de vie séparant Pâques de Pentecôte.


Ouvre les yeux et regarde la réalité en face. Lève-toi, vis debout et ressuscite !

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