Ce dimanche de Pâques, nous étions invités en Eglise à poser un geste de vie en 4 étapes.


1. Nous approprier un petit vase rempli de terreau. Il symbolise notre tombeau, vers lequel nous sommes appelés à aller.
2. Prier pour que Dieu nous révèle ce qui en nous est bloqué, ce qui a besoin d’être visité, puis l’écrire sur un petit papier et enterrer ce petit papier au fond du vase. Ce geste symbolise notre engagement à aller au fond des choses et aussi notre impossibilité à toucher ce qui est au fond de nous. C’est un geste conjoint de mise en marche et d’abandon confiant en Dieu.
3. Semer 3 graines de fleurs, prier et arroser. Ce geste symbolise notre confiance en la vie que Dieu déploie et fait lever sur ce qui est mort. Nous sommes invités à prendre soin de cette vie fragile et précieuse.
4. Témoigner. Sans surenchère, sans dévalorisation, en simplicité et en vérité. Quelles résonnances ce qui se passe dans ce petit vase trouvent-elles en moi ou au-delà de moi ? Qu’est-ce que Dieu est en train de faire ?

Dans les Evangiles, trois fois Jésus annonce ses souffrances et sa mort, la Passion, trois fois Jésus est confronté à des disciples qui ne comprennent pas son message et trois fois il indique quel est le coût d’un engagement à être ses disciples. Dans Marc 8, il enseigne qu’être disciple c’est porter sa croix, renoncer à soi-même. Dans Marc 9, il précise que c’est être serviteur des autres et accueillir un enfant. Dans Marc 10, il ajoute qu’il faut être serviteur et être comme l’esclave des autres.

Jésus-Christ est mort sur la croix en rançon pour mes péchés. Je suis, nous sommes rachetés parce que nous sommes au bénéfice du sacrifice de Jésus. Nous sommes tous bénéficiaires de la grâce de Dieu. Tous nous sommes égaux devant le Seigneur. Tous nous pouvons dire à Jésus : « tel que je suis, sans rien à moi, sinon Ton sang versé pour moi ». Nous sommes tous égaux et pourtant il est si facile de tomber dans la recherche d’être bien vu, d’être le premier, le plus grand.

Regards croisés sur cette question de Jésus à ses disciples à partir de méditations d’Alexandre Nussbaumer, pasteur de l’église mennonite de Châtenay-Malabry et de Philippe Kabongo, pasteur de l’église unie de Robinson.

Croire, dire, faire

Dans son épître, Jacques questionne la relation entre la foi et les œuvres (Jacques 2, 14-18), c'est-à-dire entre croire, dire et faire…

Qu’est-ce qui fait le chrétien ? Est-ce la confession de foi ? L’appartenance à un groupe professant des valeurs, une église ? Est-ce la mise en œuvre de la charité ? Est-ce les 3 en même temps ?

Un culte musical sous prétexte de la fête de la musique, mais encore ? Quelle différence avec un culte habituel ?

Un culte musical, c’est la mobilisation de tous les talents de l’église : des musiciens, des plus novices aux plus expérimentés et des chanteurs, des plus attendus (la chorale) aux plus inattendus (des frères et sœurs malgaches). Un culte musical, c’est surtout une réponse par la louange, à l’action de Dieu.

Face à la misère matérielle, spirituelle, morale, comment réagir en tant que croyant ?

 

Dans Ezéchiel 33, verset 10 : « nos crimes et nos fautes sont sur nous, et c’est à cause d’eux que nous sommes frappés de langueur ? » Frappés de langueur, nous pourrissons. Cela peut se traduire par de l’hypocrisie, voir une double vie, un désespoir par rapport au poids que l’on a sur la conscience. Au verset 11, en réaction, Dieu dit : « Je suis vivant ! – oracle du Seigneur, l’Eternel-, ce que je désire, ce n’est pas que le méchant meure, c’est qu’il change de conduite et qu’il vive. Revenez, revenez de vos mauvaises voies. Pourquoi devriez-vous mourir, maison d’Israël ? »

Après la crucifixion de Jésus, ses disciples ne s’imaginaient pas qu’il puisse revenir à la vie. Ce retour à la vie est inconvenable : comment croire que quelqu’un peut revenir à la vie après l’avoir vu mourir sur une croix ? Pourtant, Paul énumère des témoins oculaires fiables qui ont vu Jésus après sa résurrection (1 Corinthiens 15, 1à 11). C’est cette déclaration de foi des premiers chrétiens qui depuis se transmet à travers les siècles, de génération en génération. Les chrétiens transmettent ce message : « Christ est mort pour nos péchés, selon les Ecritures ; il a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour, selon les Ecritures » (1 Corinthiens, 15, 3b-4).

Cette résurrection est annoncée par les Ecritures. Jésus ressuscité explique aux pèlerins d’Emmaüs ce qui le concerne dans les Ecritures (Luc, 24, 26-27). Et Paul indique que même si l’humanité a rejeté Dieu (Genèse 3), Dieu n’a jamais renoncé à son projet d’amour et de réconciliation avec les hommes. « Puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ » (1 Corinthiens 15, 21-22). Le dernier ennemi qui sera détruit sera la mort (1 Corinthiens 15, 25-26).

Pour nous aujourd’hui, quel peut être impact de cette résurrection qui date de plus de 2000 ans ?

 

Le 8 mars, les mennonites célèbrent le dimanche pour la paix, cette année en questionnant la notion de laïcité. La laïcité implique-t-elle liberté de croire et de proclamer sa foi ou marginalisation des croyants ?

Notre Dieu qui est plus grand que nos paroles, notre théologie, notre foi. Il n’a pas besoin de nous pour le défendre, mais nous avons à proclamer que pour nous il est le roi des rois, au dessus de tout pouvoir et de tout homme.

Jésus nous appelle à vivre en paix avec nos prochains. Il ne crie pas : « Vengeance ! ». Il dit de pardonner « jusqu’à soixante-dix fois sept fois » (Matthieu 18, 22). Il ne dit pas : « Notre riposte sera terrible ! » Il dit : « Aimez vos ennemis (…) souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient » (Luc 6, 27-28).[1]

Parole et silence ne sont pas opposés comme le sont l’ombre et la lumière. L’enchaînement de ces temps de parole de Dieu et de ces temps de silence constituent un chemin, comme des traces de pas sur le chemin

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Parole     silence   parole     silence   parole   silence   

Le silence n’est pas l’absence. Une crise nous fait souffrir, mais elle peut aussi nous transformer.

Dans le Psaume 42 au verset 12, le psalmiste dialogue avec Dieu et avec son âme (donc avec son être entier). Le psalmiste pense que Dieu l’a oublié et il doit endurer les sarcasmes de ses adversaires. Pour ses adversaires, la défaite et l’exil d’Israël sont la preuve que Dieu n’existe pas. En réponse, le psalmiste se souvient de sa joie au temple. Nous aussi nous pouvons nous souvenir des bienfaits de Dieu dans notre vie.

La fragilité peut être définie comme les instants de vie qui se brisent et qui provoquent une rupture dans l’existence.

Dans ces moments, pour que éviter que notre situation empire, nous ne pouvons faire autrement qu’accepter notre fragilité, nous abandonner à l’amour de Dieu, ne pas résister au processus enclenché. Dans les instants où notre fragilité nous est révélée, nous vivons une métamorphose dont nous ne connaissons pas la fin. C’est une période d’abandon des illusions sur soi-même.

Notre « moi », renouvelé, est devenu notre Terre promise. On peut trouver son chemin à travers des présences construites, des écoutants : « je souffre, mais en toi je peux m’entendre parler ».

« Tout le monde dit que le pardon est une très belle chose. Jusqu’au jour où il doit pardonner. » C.S. Lewis

Tout le monde a besoin du pardon. Dieu a voulu le pardon, Dieu a pourvu le pardon. Mais comme dirait Erich FUCHS : « tout est donné, tout est à faire »

Le pardon est un sujet compliqué, toujours en travail, en réflexion, à tenter de vivre. Il est plus facile d’en parler que de le vivre…

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau (ou de vos fragilités) et moi je vous donnerai le repos » Matthieu, 11, 28

Jésus nous fait savoir qu’il sait que nous avons des fardeaux, des fragilités de toute sorte et nos fardeaux, notre fragilité peuvent être pesants, lourds. En faisant confiance à Jésus-Christ, en dépendant de lui, en croyant en lui, en espérant en lui, en s’attendant à son salut, nous pourrons réellement trouver du repos dans nos vies. C’est en reconnaissant nos limites, notre finitude que nous pouvons pleinement expérimenter cette totale dépendance en Jésus-Christ.

Cependant, bien que notre fragilité soit un fait, il ne faut pas tomber dans deux excès opposés.

"Nous avons chacun énormément de difficultés à nous accepter tels que nous sommes, avec cet extraordinaire mélange de faiblesse et de force, d'ignorance et de connaissance, de lumière et de ténèbres, d'amour et de haine. Et, en fait, nous fuyons quelque chose qui est notre vulnérabilité, notre immense fragilité.

Nous fuyons souvent nos souffrances, nous ne voulons pas les regarder en face; chacun de nous fuit ses faiblesses, ses ignorances. Nous vivons dans un monde où chacun veut paraître: paraître fort, intelligent, puissant, en marche vers le succès.

Il ne s'agit pas de fuir la réalité dans un monde de rêve; il s'agit d'assumer, d'accepter la blessure profonde qui est la blessure de la condition humaine, la blessure de notre mortalité, la blessure de notre coeur, la blessure de notre faiblesse. L'espérance vient de l'acceptation de la réalité telle qu'elle est."

Jean VANIER

Ce dimanche, le culte a été l'occasion pour les enfants et les ados de présenter le message de Noël, à travers la mission des anges envoyés par Dieu sur terre annoncer la venue du Messie. Des saynètes alternaient avec des chants, certains accompagnés instrumentalement par les enfants. Les ados ont interprété un slam (très beau moment) !

Lors d’un dernier culte, Bernard a rappelé le poids des mots utilisés pour désigner les temps d’enseignement, de communion fraternelle, de fraction du pain et de la prière (pour reprendre la description des premiers rassemblements de disciples de Jésus, dans Actes 2, 42). Certains parlent de culte, d’autres de sermon, de messe, de petite liturgie (chez les orthodoxes), de prier, d’assemblée… Chacun de ces mots met l’accent sur un des quatre aspects décrits dans Actes 2.

 J’aime les églises où tous les âges et toutes les couleurs se côtoient. C’est un aspect qui contribue à ce que je me sente bien dans une église. Et dimanche dernier, j’ai perçu que cette multi culturalité fait partie du plan de Dieu…

 Dans sa prédication, Julio a fait remarquer à l’assemblée que Dieu conçoit la diversité culturelle dans toute la Bible, dès la promesse d’une descendance à Abraham.

 En appelant des hommes et des femmes de tous pays et de toutes cultures, Dieu se crée un peuple qui lui appartient en propre. Le peuple de Dieu n’est donc pas réductible à une nationalité, une ethnie ou une race. Dieu ne peut pas être approprié par un groupement humain. Il est au-delà de nos frontières humaines.

Depuis quelques semaines, nous avons entamé une série de cultes sur… le culte.

Dimanche dernier, Janie nous a expliqué que, le culte est un temps mis à part pour louer Dieu, écouter sa Parole, ce qu’il a à dire à chacune et chacun, à travers les enseignements, les lectures bibliques.

C’est également un temps d’édification de la communauté. Quand le peuple de Dieu se réunit pour le culte, pour dire sa louange à Dieu, il rend visible la communauté de foi, l’existence du peuple de Dieu.

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